Grossesse et obésité sont-elles compatibles ?

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Nombreuses sont les femmes en situation d'obésité à se demander si une grossesse peut comporter des risques, certaines allant même jusqu'à repousser une éventuelle grossesse. Mais qu'en est-il réellement ? Quels sont ces facteurs de risque ?
Grossesse et obésité sont-elles compatibles ?

Peut-être avez vous déjà lu ou entendu dire que l'obésité peut être un frein à la grossesse. En amont et durant la grossesse, il est vrai que certains risques ne doivent pas être ignorés. Grossesse et obésité peuvent-elles faire la paire ? C'est ce que nous allons voir.

Des obstacles avant la grossesse

Nombreux sont les professionnels de santé à suggérer à leurs patientes en situation d’obésité de perdre du poids avant de songer à la maternité. Leur argument principal ? Les risques de complications. Rassurez-vous immédiatement : si risques de complications il y a, il est bien entendu possible de tomber enceinte malgré un IMC supérieur à 30. Seulement, il est nécessaire d’avoir conscience des divers cas de figure possibles.

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), première cause d’infertilité chez la femme, est par exemple plus fréquent chez les femmes obèses. Chez ces dernières, la prévalence de SOPK avoisinerait les 30%, contre 5% en cas d’IMC normal. Pourquoi ? Ce syndrome est en grande partie liée à la résistance à l’insuline (hormone sécrétée par le pancréas), plus récurrente en cas d’obésité. La surcharge pondérale est également en cause dans un dérèglement de l’axe hypothalamus-hypophyse-ovaires, indispensable dans les cycles ovulatoires. Ledit dérèglement hormonal peut donc potentiellement entraîner des troubles de l’ovulation. Toutefois, le corps médical rappelle qu’une perte de poids de l’ordre de 5% diminue considérablement les troubles de l’ovulation.

Attention ! Ces troubles de la fertilité ne concernent pas toutes les femmes en situation d’obésité. Vous avez d’ailleurs peut-être dans votre entourage des personnes obèses au moment de leur(s) grossesse(s) qui n’ont connu aucun problème.

Des possibles complications chez la femme enceinte en situation d’obésité

Si de nombreuses grossesses peuvent se dérouler sans contretemps médical, il existe pourtant certains risques à ne pas négliger. Une femme avertie en vaut très certainement deux…

1- Le diabète gestationnel

Le diabète gestationnel est la bête noire des futures mamans qui peut se développer lors de la grossesse. Mais il est aussi probable que le diabète, jusqu’alors méconnu, soit révélé à l’occasion de la grossesse. Les derniers chiffres suggèrent que chez les femmes obèses ont 19% de chance de développer un diabète gestationnel durant la grossesse. D’autres facteurs sont à prendre en compte comme la grossesse tardive, des antécédents de diabète, de macrosomie fœtale… Si un ou plusieurs facteurs de risque sont présents, un premier test de glycémie à jeun a lieu lors du premier trimestre. Ensuite un test nommé HGPO à 75g de glucose, pour hyperglycémie provoquée par voie orale, est réalisé entre la 24e et la 48e semaine après l’absence des règles. Si la glycémie excède 0.92g/L à jeun, 1.80g/L une heure après la charge orale de glucose ou 1.53g/L deux heures après ladite ingestion, on parle de diabète gestationnel.

2- L’hypertension artérielle

Maladie chronique la plus répandue en France, l’hypertension artérielle (HTA) est liée à une pression anormalement élevée du sang dans les vaisseaux sanguins. Bien souvent silencieuse, l’hypertension artérielle peut être antérieure à la grossesse. L’étude EPIFANE, menée en France sur 3 500 mères, souligne que le risque de développer une HTA lors de la grossesse est 8 fois plus important en cas d’obésité.

3- La pré-éclampsie

La pré-éclampsie est une maladie de la grossesse caractérisée par une élévation de la pression artérielle et une élévation de la quantité de protéines présente dans les urines. Elle se manifeste généralement à partir du second trimestre et cause un tiers des naissances de grands prématurés en France. Comme le souligne l’Inserm, la pré-éclampsie est une cause majeure de retard de croissance intra-utérin et la deuxième cause de décès maternels en France (20 décès par an).

Les facteurs de risque sont nombreux. On dénombre notamment l’hypertension chronique, l’obésité, le syndrome des ovaires polykystiques, une grossesse tardive... Une fois installée, la pré-éclampsie peut rapidement évoluer. Une prise en charge est donc nécessaire. Bon à savoir, le risque de pré-éclampsie est multiplié par 2 à 5 chez les femmes en situation d’obésité

4- Un accouchement par césarienne

C’est un fait, l’accouchement peut être plus compliqué chez les femmes dont l’IMC est supérieur à 30. En effet, le taux de césarienne est 30% plus élevé chez ces femmes que chez celles de corpulence normale. Mais pourquoi ? La macrosomie fœtale (un bébé dont le poids de naissance est supérieur à 4 kilos) et une dilatation insuffisante du col de l’utérus sont deux causes avancées de l’accouchement par césarienne. Une femme sur deux en situation d’obésité sévère pourrait avoir recours à la césarienne.

5- Un probable échec de péridurale

L’anesthésie péridurale est elle aussi plus complexe en raison de difficultés de repérage. Les vertèbres peuvent en effet être plus difficiles à repérer à cause d’une masse graisseuse trop importante. Une dose d’anesthésiant insuffisante peut aussi être en cause dans l’échec de la péridurale.

Grossesse et obésité compatibles ? Oui, avec une prise en charge adaptée !

Si la liste des facteurs de risque peut effrayer, avec une prise en charge adéquate, la grossesse peut se dérouler sans encombre majeure. Le suivi nutritionnel notamment est la clé d’une grossesse sereine. La prise de poids, en grande partie liée à l’alimentation et à un défaut d'activité physique, est à surveiller de près durant la grossesse. Il ne s’agit surtout pas de perdre du poids, ce qui pourrait être vraiment dangereux, mais de limiter la prise de poids. En cas d’IMC supérieur à 30, la prise de poids durant la grossesse devrait être de 5 à 9 kilos, 7 kilos idéalement.

Mais ne vous lancez pas dans un régime strict lors d’une grossesse. Les besoins d’une femme évoluant lors de la grossesse, il est nécessaire d’adapter une alimentation variée et équilibrée. Une prise en charge nutritionnelle est vivement recommandée afin d’adapter la meilleure alimentation possible pour soi et pour bébé. Et c'est ainsi que WeCook We Care a pensé son accompagnement nutritionnel, qui vous offre un cadre nutritionnel sécurisant et adapté vous permettant de vivre pleinement votre grossesse et mieux accueillir l’arrivée de bébé. 

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Sources :
- Académie Nationale de Médecine,
- Inserm,
-Marc Dommergues, Particularités du suivi de grossesse chez une femme obèse, Groupe Hospitalier Pitié Salpêtrière,
- Revue Médicale Suisse,
- Inserm,
- Fédération française des diabétiques,
- Revue Médicale Suisse,
- Parents.fr

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