Les prébiotiques, nouvelle arme contre le surpoids et l'obésité ?

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Si on connaît déjà l'intérêt des prébiotiques et des prébiotiques sur le microbiote intestinal, les recherches se multiplient afin de saisir l'intérêt des prébiotiques sur le surpoids. Explications.
Nouvelle recherche : les prébiotiques contre le surpoids

Contre le surpoids, l’obésité et ses corollaires, c’est-à-dire le diabète et les maladies cardiaques, le microbiote joue un rôle important. Probiotiques et prébiotiques sont non seulement nécessaires pour l’équilibre de la flore intestinale mais une étude espagnole montre que les prébiotiques seraient un rempart efficace contre le surpoids et l’obésité.

Qu’est-ce que les prébiotiques ?

L’Anses définit les prébiotiques comme des « composants alimentaires non digestibles qui stimulent de manière sélective, au niveau du côlon, la multiplication ou l’activité d’un nombre limité de groupes bactériens intestinaux en vue d’améliorer la santé de l’hôte ». Les prébiotiques favorisent le développement et le maintien des probiotiques, car ces derniers sont les seuls à pouvoir les utiliser pour se nourrir.

Les prébiotiques amélioreraient la perméabilité intestinale en limitant les processus inflammatoires, que l’on retrouve souvent dans les cas de surpoids et d’obésité. Ils participeraient également à la production de peptides tels que le Glucagon-like-peptide-1 (GLP 1) qui régule l'appétit et stimule la sécrétion d'insuline par le pancréas. Ils sont un outil de prévention efficace contre le cancer du côlon.

Les prébiotiques sont essentiellement représentés par la cellulose, l’inuline, les fructo-oligosaccharides (FOS), les galacto-oligosaccharides (GOS), ou encore le lactulose

Où trouve-t-on les prébiotiques ?

Ils sont présents dans certains fruits (banane, ananas, pamplemousse, etc.), les légumes (asperges, artichauts, betterave, poireaux, oignons, etc.), les légumineuses (haricots secs, lentilles, pois chiches, etc.), céréales (orge, blé, etc.).

Nouvelle recherche : les prébiotiques contre le surpoids et l'obésité ?

Les recherches sur les prébiotiques sont nombreuses mais peu ont étudié l l'association entre la consommation de prébiotiques et l'incidence du surpoids ou de l'obésité. Cette lacune est comblée grâce à une étude espagnole publiée en 2015.

Les scientifiques ont observé durant 10 ans un total de 8 569 espagnols (âge moyen 37 ans), IMC < 25, ce qui correspond à un poids normal. Au terme de la durée d’observation, ils ont observé que 1964 personnes ont pris du poids. Pour les autres, les résultats ont indiqué que ceux qui consommaient des fructanes avaient un risque de surpoids 15 % plus faible et ceux qui consommaient des fibres GOS, 17 %. Les chercheurs en ont conclu que les personnes qui consommaient des prébiotiques étaient mieux armées contre le surpoids mais ils souhaitent que d’autres études confirment leurs résultats.

Ne pas dépasser la dose prescrite

Cette étude est intéressante car elle éclaire le rôle des prébiotiques dans la prise de poids. Cependant, pour que le traitement soit efficace, il faut faire des cures qui, selon le prébiotique, peuvent durer entre 4 semaines et 3 mois et dont les doses peuvent causer des ballonnements ou des flatulences. C’est pourquoi, l’INSERM étudie actuellement sur des rongeurs des molécules extraites de trois plantes qui ont déjà prouvé leur efficacité :
- une algue rouge appelée Porphyra umbilicalis 
- les feuilles de la mélisse officinale Melissa officinalis L. ;
- des extraits de fruits d’une plante indienne Emblica officinalis Gaertn.

Au bout de deux semaines de traitement, les chercheurs ont constaté que «  chacune des trois molécules permettait une augmentation, au niveau intestinal, de la quantité des différents acides gras à courte chaîne,(…) impliqués dans l’amélioration du métabolisme de l’hôte ». Mais ils ont également constaté que l’extrait d’algue rouge P.umbilicalis permet une baisse de 30 % « du taux de triglycérides sanguins, de grosses molécules porteuses d’acides gras à longue chaîne et présentes en excès dans le sang des patients atteints de maladies métaboliques ». Reste à savoir si ce type de traitement sera efficace chez l’homme.

Sur le même sujet :
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Sources :
Anses
Le Quotidien du Patient
La Trobe University
Salle de Presse Inserm

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